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Thérapies ACT et thérapies brèves, comment ça marche ?

La thérapie ACT fait partie de la 3° vague des TCC (Thérapies Cognitivo Comportementales).

La thérapie ACT ou psychothérapie d’acceptation et d’engagement(Acceptance and Commitment Therapy, ACT), développée par le psychologue américain Steven C. Hayes et ses collègues, appartient au courant de la thérapie cognitive et comportementale. Elle figure parmi les thérapies récentes dites contextuelles, aussi appelées thérapies de troisième vague.

Elle vise à améliorer la flexibilité psychologique, c’est-à-dire la capacité d’être en contact avec les émotions et les pensées du moment présent tout en maintenant ou changeant au besoin son action dans la poursuite de ses objectifs ou de ses valeurs. La flexibilité psychologique permet par exemple d’accepter de vivre une anxiété qui va de pair avec certaines actions que l’on souhaite accomplir alors que de rechercher l’évitement de cette émotion peut conduire à ne pas pouvoir réaliser ses buts à long terme.La flexibilité est ainsi décrite comme une capacité d’acceptation et d’engagement. L’acceptation est la volonté de vivre des événements privés non désirables afin de poursuivre ses valeurs et ses buts.

La thérapie ACT correspond à un nouveau modèle de psychothérapie : la thérapie d’acceptation et d’engagement.

Issue de travaux en psychologie fondamentale, et en lien constant avec la recherche, l’ACT a montré son efficacité depuis une quinzaine d’années pour toutes les catégories de troubles psychologiques.

La thérapie ACT consiste à changer la façon dont chacun considère ses émotions et ses pensées, en aidant à (re-)trouver une flexibilité psychologique.

Au lieu de lutter en vain pour faire disparaître les événements psychologiques perçus comme négatifs, il s’agit d’apprendre progressivement à dégager cette énergie pour s’engager dans les actions qui comptent réellement par rapport à vos objectifs de vie, qui enrichissent l’existence.

Ainsi, la thérapie ACT est avant tout une thérapie de l’action. Son but est la flexibilité psychologique et comportementale — c’est-à-dire la capacité à adapter ses comportements afin de pouvoir engager dans l’instant présent les actions importantes pour soi en fonction du contexte et de l’environnement, en présence de tout ce que l’on ressent.

Comment se déroule une thérapie brève ?

La thérapie brève systémique permet, dans un temps assez court, de résoudre la plupart des problèmes psychologiques. Elle est dite brève car elle ne nécessite pas un nombre élevé de séances (en général 5 à 10 séances, pas plus). Pour autant ses effets sont tout à fait durables dans le temps. Pour cela, elle étudie comment une personne entre en relation avec elle-même, avec les autres et avec le monde. Chacun construit la réalité qu’ensuite il vit.

Elle est orientée vers  la modification radicale de la perception des symptômes et la résolution des problèmes grâce à un recadrage qui va modifier la perception de la réalité et les réactions d’une personne. Comme le notait le philosophe Epictète « Nous ne nous préoccupons pas des choses telles qu’elles sont véritablement, mais de l’opinion que nous en avons ».
Le changement des perceptions d’une personne conduira à un changement de ses réactions.

On pourrait dire que la thérapie brève est l’art de résoudre rapidement des problèmes compliqués par le biais de solutions qui peuvent paraître de prime abord simples. Les problématiques traitées peuvent être d’ordre individuel, familial, conjugal, professionnel.

Pourquoi choisir un accompagnement par la Thérapie Brève ?

L’approche centrée sur la solution est efficace pour une très large fourchette de problèmes, que ce soit au niveau individuel, d’un couple, d’une famille, dans la vie professionnelle ou encore pendant les études.

En voici une liste non exhaustive :

  • Problèmes relationnels :
    déprime, dépression, mal-être, mauvaise image de soi, recherche de sens, difficultés d’affirmation de soi, perte de confiance, timidité, difficulté de prise de parole en public, améliorer sa communication, résoudre les conflits interpersonnels.
  • Problèmes personnels :
    Angoisses, phobies, peurs, Retrouver de la motivation, améliorer son organisation, procrastination, Manque de prise de décisions, difficulté de faire des choix ou de les prioriser, stress, burn-out, bore-out, des relations excessives avec le tabac, l’alcool, les jeux vidéo, le sexe, etc.
  • Adaptation aux changements :
    changement de cap professionnel, entretiens d’embauche, séparation, deuil, maladie, conflit, chômage, difficultés scolaires.

Les objectifs d’une thérapie brève ou ACT sont les suivants :

  • aider la personne à trouver le chemin de son équilibre
  • la guider dans la bienveillance et le respect de son modèle du monde vers la solution qui sera bonne pour elle et non de se substituer à elle
  • de soulager la souffrance psychologique le plus vite possible
  • d’amener la personne à faire des expériences nouvelles qui vont lui permettre d’aborder sa vie présente et future de manière plus sereine

Elle se déroule en général, comme son nom l’indique, sur une durée assez courte. Parfois, 1 seule séance peut suffire. En général, 2 à 10 séances peuvent être nécessaires selon les objectifs à mettre en place.

Une thérapie comportementale à la fois humaniste et existentielle

Comportementale d’abord, car elle est basée sur les théories de l’apprentissage et sur la théorie comportementale contemporaine du fonctionnement cognitif : la théorie des cadres relationnels.

Humaniste
ensuite, car elle met l’humain au centre de la relation et des préoccupations. La question n’est plus le symptôme, mais la personne. Le style n’est plus l’expertise et la neutralité mais l’authenticité et la vulnérabilité. On ne parle plus de client, de patient ou de bénéficiaire, mais de personne, d’une rencontre, d’un accompagnement.

Existentielle
finalement, car le sens, les valeurs et les besoins sont le cœur de l’intervention. Le sens est ici à prendre selon l’acception de « mettre du sens dans sa vie sur base de son expérience présente » et non la recherche du sens des comportements présents par l’analyse du passé.

Thérapie ACT, quelle conception du symptôme ?

Sur le plan de la symptomatologie, elle se positionne radicalement en opposition des autres thérapies comportementales (mais pas que) par son désaveu de l’utilité de supprimer le symptôme. En se sens, elle s’apparente plus à la thérapie brève où supprimer le symptôme est une tentative de solution inefficace. L’ACT part du postulat que la tentative de solution majeure rencontrée dans la plupart des pathologies est l’évitement expérientiel.

L’alternative à cet évitement est l’ouverture à l’expérience, l’acceptation radicale de celle-ci de façon à pouvoir dégager son énergie de la lutte contre l’expérience inconfortable au profit de l’engager dans des comportements qui vont mettre du sens et de la croissance dans la vie de la personne. Sans remettre en question l’idée que nos actes sont en grande partie issus de notre histoire d’apprentissage, l’analyse de celle-ci n’est pas le choix de l’ACT, davantage orienté sur le présent et l’avenir que sur le passé.

Pour réaliser cet objectif de sens, l’ACT va promouvoir la flexibilité psychologique dans différentes dimensions de l’expérience : émotionnelle, cognitive, identitaire et comportementale. Elle va s’atteler à éclairer ce qui est important pour la personne dans sa vie, déterminer ce qui l’empêche d’avancer dans cette direction et l’aider à dépasser ses blocages avec différents outils expérientiels comme la pleine conscience, l’acceptation, la défusion et l’activation de comportements valorisés.

Pour comprendre le contexte des TCC écoutez le Dr Christophe ANDRÉ ici en 2010