Quelles sont les différentes phases de l’hypnose ?

Quelles sont les différentes phases de l’hypnose ?

Globalement on distingue trois phases dans le processus hypnotique. La première phase est celle de l’induction, la deuxième phase est celle de la fascination ou dissociation, la troisième phase est l’état hypnotique proprement dit ou transe hypnotique dans lequel s’exercent les impacts des suggestions et des métaphores proposées par le thérapeute. On peut ajouter une quatrième phase qui est celle de la ré-association du patient.

La phase d’induction est une phase de focalisation de l’attention où l’on amène le patient à se concentrer sur un canal perceptif afin de le faire quitter l’état de veille ordinaire. On peut utiliser pour cela la proprioception où l’extéroception en choisissant le canal VAKOG le plus utilisé du sujet. On peut aussi obtenir une induction efficace en fixant simplement le centre d’une feuille blanche, fascination et dissociation vont s’en suivre naturellement. L’entrée dans la phase de dissociation se fait spontanément, à la suite de la fixation de l’attention et de l’isolation sensorielle.

La phase de dissociation est une phase ou le sujet est extrêmement attentif aux suggestions du thérapeute, on peut parler de « fascination », accompagnée d’une analgésie. Le patient est entièrement absorbé au sein de lui-même. Il peut alors ressentir la dissociation entre son activité imaginative et ses perceptions corporelles. L’entrée dans la transe ou l’état hypnotique se fait sur la suggestion du thérapeute qui propose un approfondissement de la transe et/ou suggère une réceptivité élective à la voix du thérapeute.

L’état hypnotique ou transe hypnotique est un état de suggestibilité, de veille paradoxale, durant laquelle le thérapeute peut, à l’aide de suggestions et de métaphores, conduire les changements comportementaux attendus ou contribuer à la construction ou au remaniement de schémas psychiques. Les études en imagerie fonctionnelle témoignent d’une activation très différente des processus de la veille ordinaire. Le fonctionnement psychique est alors tout à fait spécifique. La perte des repères temporaux spatiaux est complète, une amnésie partielle est fréquente. On observe parfois un larmoiement réflexe du sujet consécutif à la transe.

Pour faire revenir le sujet à la veille ordinaire, pour le réassocier, on lui suggère simplement de se réveiller, ici et maintenant, avec un décompte ou quelques amples respirations. Un engourdissement ou une analgésie résiduels sont fréquents et se dissipent rapidement.